Chaque premier jour de l'an ou encore, chaque dernier jour de l'an, il s'agit de boire pour enterrer l'année passée et plutôt deux fois qu'une. En premier lieu, personne ne fête l'année passée,
mais la nouvelle année. En second lieu, personne n'a d'yeux pour l'année passée, mais que voeux et souhaits pour la nouvelle année sans un mot pour le passé : NO PAST. Ainsi donc, la nouvelle année
constitue un rituel annuel d'amnésie déguisé sous la forme d'une culture, pour ne pas dire un culte de la nouveauté.
Les revues de fin d'années et autres almanach n'échappent pas à la règle car la chronique journalistique ne diffère en apparence de ce rituel d'amnésie annuel que parce qu'ele officie dans le rôle d'acteur principal d'un autre rituel d'amnésie : parler des autres plutôt que parler de soi.
L'amnésie ne se limite pas à la perte de la mémoire, la meilleure manière de perdre sans la perdre, c'est d'éviter l'effet mémoire et pour les effets qui ne peuvent être évités, un substitut de mémoire. Nul ne cherche ce qu'il ne peut avoir perdu pour ne pas l'avoir dans le même temps que l'illusion d'avoir une mémoire préserve autant de l'idée de chercher d'en avoir, ce qui annule tout risque de la perdre et entretien l'illusion d'une mémoire impossible à perdre, ce qui ne fait que renforcer l'illusion d'en avoir...
... d'autant plus qu'effet mémoire, il y a inévitablement., mais la question de la mémoire peut mal de se poser dans de telles conditions et si elle ne se pose et ne s'interroge guère, cela donne un effet sur la mémoire semblable à l'amnésie. L'amnésie, c'est autant ne plus avoir de mémoire...
... à interroger que ne pas l'interroger.
Ce NO PAST a ceci de comique que le mois de Janvier tient son nom de Janus, personnage historique et mythologique représenté sous par une tête à deux visages, l'une tournée vers le passé et l'autre vers le futur, le dernier étant la suite du premier et le premier le contexte du dernier. Reste que le fait d'avoir deux visages vaut à Janus la réputation de figurer le mensonge comme si le sens historique de sa situation dans le temps incarnait le mensoge. NO PAST ?!? Vous recevez-vous pour le nouvel an le conte de l'année passée de ceux qui pensent à vous à l'occasion des rituels voeux et souhaits de la nouvelle année ? S'il fallait écrire des histoires sur le même principe que le nouvel an, cela ne donnerait que des histoires de voeux et de souhaits de bonheur entre personnes qui ne se connaissent pas et, pour peu qu'un malin génie passe les exaucer, rares seraient les personnes qui se retrouveraient avec le bonheur qu'elles attendaient faute de personnes à même de connaîtrent leurs attentes. Et l'histoire de ce malin génie n'aurait de cesse de se répéter dès lors que - NO PAST oblige - personne ne saurait ce qui se passe après que ces voeux et ces souhaits sont formulés. Pourquoi croyez-vous que les voeux et les souhaits de la nouvelle année sont si impersonnels, santé et bonheur ?!? Qui sait s'il ne s'agit pas de déjouer le fond de cette petite fable cartésienne ?
Chaque nouvel an, je constate un peu plus que les autres jours qu'il n'y a personne de décevant, mais que la culture des moments importants à partager a tout lieu de donner des moments extrêmement décevant. Et ce qu'il y a de plus décevant au nouvel an, c'est ce rituel crasse de faire comme si tout allait bien aller sans se retourner sur ce qu'il y a eu de décevant comme s'il fallait garder ses déceptions jusqu'au jour où il n'y a plus moyen d'y remédier. Quant au palmier de ce coktail de déceptions, liberté de pensée et d'expression ne se présente pas comme un moyen d'y remédier, mais de mettre le feu à ce coktail au point que le mieux, ce soit de ne pas ne pas penser à ce genre de sujet et encore moins s'exprimer dessus.
Les revues de fin d'années et autres almanach n'échappent pas à la règle car la chronique journalistique ne diffère en apparence de ce rituel d'amnésie annuel que parce qu'ele officie dans le rôle d'acteur principal d'un autre rituel d'amnésie : parler des autres plutôt que parler de soi.
L'amnésie ne se limite pas à la perte de la mémoire, la meilleure manière de perdre sans la perdre, c'est d'éviter l'effet mémoire et pour les effets qui ne peuvent être évités, un substitut de mémoire. Nul ne cherche ce qu'il ne peut avoir perdu pour ne pas l'avoir dans le même temps que l'illusion d'avoir une mémoire préserve autant de l'idée de chercher d'en avoir, ce qui annule tout risque de la perdre et entretien l'illusion d'une mémoire impossible à perdre, ce qui ne fait que renforcer l'illusion d'en avoir...
... d'autant plus qu'effet mémoire, il y a inévitablement., mais la question de la mémoire peut mal de se poser dans de telles conditions et si elle ne se pose et ne s'interroge guère, cela donne un effet sur la mémoire semblable à l'amnésie. L'amnésie, c'est autant ne plus avoir de mémoire...
... à interroger que ne pas l'interroger.
Ce NO PAST a ceci de comique que le mois de Janvier tient son nom de Janus, personnage historique et mythologique représenté sous par une tête à deux visages, l'une tournée vers le passé et l'autre vers le futur, le dernier étant la suite du premier et le premier le contexte du dernier. Reste que le fait d'avoir deux visages vaut à Janus la réputation de figurer le mensonge comme si le sens historique de sa situation dans le temps incarnait le mensoge. NO PAST ?!? Vous recevez-vous pour le nouvel an le conte de l'année passée de ceux qui pensent à vous à l'occasion des rituels voeux et souhaits de la nouvelle année ? S'il fallait écrire des histoires sur le même principe que le nouvel an, cela ne donnerait que des histoires de voeux et de souhaits de bonheur entre personnes qui ne se connaissent pas et, pour peu qu'un malin génie passe les exaucer, rares seraient les personnes qui se retrouveraient avec le bonheur qu'elles attendaient faute de personnes à même de connaîtrent leurs attentes. Et l'histoire de ce malin génie n'aurait de cesse de se répéter dès lors que - NO PAST oblige - personne ne saurait ce qui se passe après que ces voeux et ces souhaits sont formulés. Pourquoi croyez-vous que les voeux et les souhaits de la nouvelle année sont si impersonnels, santé et bonheur ?!? Qui sait s'il ne s'agit pas de déjouer le fond de cette petite fable cartésienne ?
Chaque nouvel an, je constate un peu plus que les autres jours qu'il n'y a personne de décevant, mais que la culture des moments importants à partager a tout lieu de donner des moments extrêmement décevant. Et ce qu'il y a de plus décevant au nouvel an, c'est ce rituel crasse de faire comme si tout allait bien aller sans se retourner sur ce qu'il y a eu de décevant comme s'il fallait garder ses déceptions jusqu'au jour où il n'y a plus moyen d'y remédier. Quant au palmier de ce coktail de déceptions, liberté de pensée et d'expression ne se présente pas comme un moyen d'y remédier, mais de mettre le feu à ce coktail au point que le mieux, ce soit de ne pas ne pas penser à ce genre de sujet et encore moins s'exprimer dessus.