Un jour, je me suis retrouvé pourvu d'une licence quelconque, un master de nos jour. Ce jour-là, à la première
connaissance venue, j'ai succombé à l'irrépressible envie de manifester – performativement – toute ma satisfaction d'être désormais « officiellement licencié à faire preuve de conneries ».
Pourvu d'une telle licence, je ne m'en suis pas moins senti pris au dépourvu un certain temps :
Je pouvais donc je devais, mais comment passer de la théorie à la pratique ? Si vous vous pouvez être en train de lire ceci, qui sait si j'ai satisfait à mon devoir ?
Principe de neutralité axiologique oblige, qu'importe le domaine de conn...aissance en jeu, un chercheur se doit de purifier son jugement de toute valeur et, plus encore, de tout jugement personnel, mais surtout – cela va de soi – de tout jugement personnel qui puisse en faire une affaire d'intérêts personnels. Ainsi donc la conn...aissance se voit-elle obligée de jugements sans valeurs pour briller d'une virginalité d'intérêt quels qu'ils soient, bref, d'une virginalité sans intérêt aucun.
L'eussiez-vous cru ?!? L'eusses-tu cru, Lustucru ?
Une telle virginalité n'évoque-t-elle pas celle d'un quelconque auteur, plus encore celle d'une quelconque valeur désintéressée d'une aussi quelconque loi morale ?!? Une telle évocation ne suggère-t-elle pas la présence d'un jugement de valeur au sein même d'un principe sensé en énoncer la purification ? Vous me répondrez que ce principe est vierge d'intérêt, sans intérêt aucun et je ne vous contredirai pas car les conneries que je suis officiellement licencié à professer ne suscite aucun intérêt sur le marché de l'emploi.
A ce propos, j'en profite pour professer que lorsque de telles conneries se préservent ainsi de la compromission de tout intérêt, la connerie tout aussi conne soit elle ne s'en montre dès lors pas moins à même de cultiver quelque vertu et non des moindres puisqu'il s'agit d'une vertu aussi fondamentale que la vertu morale du désintéressement. Et puis tant que je suis encore officiellement licencié à professer de telles conneries, autant en profiter car à propos de ce propos, je ne puis m'empêcher de professer quelque progrès moral sans précédent puisque des moeurs aussi basses que la conn...erie savent aujourd'hui prendre exemple sur des moeurs aussi hautes que la conn...aisance, en l'occurence, prendre exemple sur la virginalité d'intérêt du principe de neutralité axiologique de toute conn...aissance. Et quitte à perdre toute licence, de propos en propos licencieux, je professe que l'alarme de nombreuses instances pédagogiques quant au désintéresssement de leur public pour la conn... aissance confine au pathétisme des plus mièvres dès lors qu'il y a, au contraire, tout lieu de se féliciter de la pureté morale d'un tel désintérêt.
Tenez, moi-même, bien que j'en fasse une fadasse affaire d'intérêts personnels, cela n'en deviendra que mieux une affaire sans intérêt aucun – soyez-en assuré ! (Vous vous en assurerez vous-mêmes, mes intérêts n'étant pas les vôtres.) Tenez, si une analphabète orthographe prête le flanc au prétexte de la négation du contenu pour la forme, que dire de l'amoralité de la colère lorsqu'elle s'empale sur l'immoralité de l'arrivisme ?!? Arriviste, je vitupère et vocifère, ruinant ainsi consciemment mes intérêts, préservant ainsi donc la virginalité de ma conscience jusque dans l'abjecte, n'est-ce pas sublime ? Sans intérêt, certes, mais non moins plaisir tout esthétique de l'amoralité de la colère. Car si le propre de toute distance esthétique est le désintérêt de l'objet même au profit de l'expression même de l'impression de cet objet, lorsque l'ire irrépressible qu'éveille la place de la philosophie dans la société ruine la place de celui qui l'exprime dans la philosophie, le plaisir de cette colère est de ce fait désintéressé et de fait, esthétique donc. La faculté de juger esthétique comme expression désintéressée de la raison pratique, la tentation même de la critique ?!? Comment résister au plaisir esthétique de la tentation critique, sinon céder ?
Si le rire est le propre du genre humain, la philosophie ne faillit pas à son rôle d'humanisme et ce, jusque sur le marché de l'emploi – timidement, certes, mais non moins jusque sur le marché. Le fait est qu'il n'y a pas de demande spécifique de la philosophie sur le marché et, de fait, une offre qui ne répond à aucune demande ne peut que prêter à rire : 2500 ans d'histoire et n'importe quelle agence d'emploi de timidement sous-rire avec commisération ou condescendance pour conseiller de ne mettre en valeur que le genre universitaire du diplôme pour en cacher sa spécificité. Car c'est un autre fait que, ne fut-ce que dans l'organisation et l'émancipation des savoirs, la constitution des états ou les droits humains, la philosophie n'a jamais servi à rien et par-dessus le marché, quelle abjecte prostitution que de jouer les péripatéticiennes doxa qui se vendent à la sauvette au coin de la rue ou au café du coin.
Non, cela ne se peut pas ! La philosophie se doit d'être pure et désintéressée, vivre d'amour de la sagesse et d'eau fraîche dans les enceintes des académies et des lycées. Mieux vaut laisser la compromission du crédit sonnant et trébuchant de la masse salariale à des marchands de profit, à la contre-façon des penseurs en profiteurs qu'en tirer quelque profit. Le philosophe, le vrai philosophe se doit d'être un exemple. Car le philosophe, le vrai philosophe, prêche une vertu vertueusement nourrie à l'amour de la sagesse qu'il a bu telle l'eau fraîche d'une parole d'évangile dans l'Eden universitaire.
Non et non, cela ne se peut pas !?! Il importe que la philosophie franchisse en héroïne tragique les portes de cet Eden. Oui, il importe qu'elle soit, telle Antigone, une pleureuse d'une pureté virginale dans l'aridité d'un monde oublieux de son sens dans l'immédiateté sensible. Oui, ô, oui, il importe qu'elle dispense goutte à goutte le sens de la vertu qu'elle préserve entre les pages de ses livres, impuissante face au désert d'un monde sans coeur pour l'amour de la sagesse, bref, telle une héroïne tragique. Et ce n'est pas encore assez que ses maîtres se noient dans sa dispense à leurs élèves, il est de la toute première instance que ces derniers soient sans paroles en dehors des murs de son Eden, que leurs maîtres la leur prennent plutôt qu'ils ne la leur donnent, car il en va de sa virginale pureté. Car dès lors que ses élèves fructifieraient ailleurs, elle en perdrait le crédit de pur fruit d'Eden telle une vierge au ventre rond dont il est manifestement douteux qu'elle le soit encore.
Eschyle ou Sophocle n'eusse mieux fait. Cette illustre vierge stérile s'illustre le plus brillamment dans son improbable participation dans l'interdiction de discrimination pour opinion religieuse, politique ou philosophique des droits humains tant et si bien qu'en milieu professionnel, peu importe la liberté d'expression des opinions des uns et des autres, tout ce qui importe, c'est de faire ce qu'il est demandé de faire. Sa stérile virginalité force ici l'admiration en mettant un point d'honneur à préserver sa vertu de quelque intérêt puisqu'elle ne s'est donnée guère plus d'intérêt qu'une opinion sans intérêt.
Sans valeurs l'argument selon lequel il y a lieu de parler, non de discrimination pour opinion philosophique sur le marché de l'emploi, mais de discrimination même de la philosophie. Oui, sans valeur car l'Eden universitaire est le temple de la philosophie et, au nom de cette dernière, seuls ses serviteurs sont habilités et accrédités à prendre la parole. Ô, oui, sans valeur que cet argument, sinon celle de parricide aussi abjecte que le honteux sophisme qu'il est.
Sans valeurs, cet autre argument que ce parricide a lieu sur l'autel du marché de l'emploi d'une société du culte du travail qui ignore délibérément l'entretien de l'usage de ses idées de références tant du point de vue de l'émancipation et de l'organisation de ses savoirs que de la constitution de ses états ou des droits humains sensés les fonder. Oui, sans valeurs car telle est l'accréditation du temple car l'eau fraîche de l'amour de la sagesse qui s'y boit telle parole d'évangile lave l'intérêt tacite du temple dans un tel parricide jusqu'à sa complicité infanticide digne d'un Chronos. Ô, oui sans valeurs, tout comme n'importe quelle éthique professionnelle puisque nulle ne trouve l'intérêt d'une quelconque profession qui s'assure de son usage et de l'entretien de son usage, surtout pas les pigistes du temple.
Sans valeurs ce dernier argument selon lequel, s'il n'y a pas de demande d'une telle profession, c'est que beaucoup de choses mauvaises à dire pourraient alors être dites : ce qui n'est dans l'intérêt de personne et encore moins de ceux qui pourraient les dire. Oui, sans valeurs, car les prêtres qui prêchent au temple de la philosophie sont de sages singes : çà n'entend rien de mal, çà ne voit rien de mal et çà ne dit rien de mal – tel est leur pureté. Et par-dessus le marché çà dit toujours la vérité – « Untel a écrit çà ! » – et effectivement, untel a écrit çà. Philosophes en chambre, çà s'inventent des monstres maléfiques cachés sous l'ombre de leur lits et çà se chambre dans de grandes batailles d'oreillers à celui qui aura la verve la plus uniformément rectiligne pour soporifier les autres et avoir ainsi le dernier mot sur leurs monstruosités. Ô, oui, sans valeurs que les histoires du mondes, sciences dures contre sciences molles, pot de faire contre pot de taire, le temple ne fait pas d'histoires, de sciences molles et n'en a rien à fer de raconter des histoires, çà se terre dans un lit ou s'y enferre sans histoire pour finir en terre au besoin et toute science qui s'approche des arts, plus encore des arts du récit n'est que science à dormir debout : les bonnes moeurs se passent d'histoires et les moeurs qui se passent d'histoires sont de bonnes moeurs.
Ô, oui, sans valeurs que tout cela, car l'affabuliste faussement affable qui le narrerait vaudrait encore moins : sophiste qui, à l'instar de n'importe quel sophiste, se prostitue par intérêt devant la vitrine des livres savants, fainéant feignant l'imposture d'y avoir un nom. Ô que oui, fruit pourri de l'arbre du savoir, çà se voit sur son faciès de fieffé faquin qu'autrui n'est pas une fin, qu'il n'a qu'inimitié pour une sagesse dont il fut, non la fin, mais le moyen des maîtres du temple de justifier leur amour désintéressé de tout profit jusque dans le désintérêt de leur progéniture. Telle est la maïeutique socratique, une sage femme et une faiseuse d'ange : en dehors des portes de l'Eden universitaire, du temple de la philosophie, il n'y a pas de progéniture sinon cet avorton de sophistique.
Pharisiens, pharisiennes, tout pauvre sophiste arriviste que je suis sans les moyens de ce qu'il vitupère et vocifère, je ne vous en remercie pas moins de la mascarade de vos beaux discours désintéressés : « N'attendez pas de grande carrière de la philosophie, juste une grandeur d'âme. » J'ai beau avoir l'impression d'être le dindon de votre farce, je n'ai pu qu'en apprécier que mieux la farce : la maïeutique socratique version petit poucet – ah, ah, quelle farce ! Je reconnais que la farce abonde en plaisir intellectuel, jeux d'esprit subtils dont l'un des premiers enjeux consiste à éviter d'en être le jouet. Jouet d'un savoir qui ne sert à rien ?!? Qui ne sert à rien, mais ne sert peut-être pas à personne ou ne se sert pas de personne ? Douteux, même très douteux.
Douteux, tel est socialement celui qui se retrouve jeté tel un bon à rien hors de l'Eden, le temple de l'Eden qui ne garde que les meilleurs d'un savoir qui ne sert à rien, dont on ignore qui il sert, voire de qui il se sert. Celui qui ne sert à rien, qui ne se sert que d'idées ne peut avoir dans l'idée que de se servir des autres et son opinion ne pèse pas plus sinon moins que celle d'un gradué en tourisme. Oui, car son avantage sur le gradué en tourisme est suspect d'être le moyen d'en tirer avantage pour en imposer aux idées de Mr Tout le Monde puisque – c'est bien connu – le touriste ne peut avoir d'idées et c'est donc au bon sens cartésien des idées de Mr Tout le Monde qu'en veut le scélérat.
Franchement, le coup du petit poucet, franchement bien réussi parce que sans le crédit d'une reconnaissance professionnelle dans une société du culte du travail, c'est le discrédit de quelque mouton de Panurge qui joue les tire-laines. Et les loups, encagoulés dans leurs bas de laine, de hurler que le mouton bêle après l'eau fraîche des verts pâturages d'un Eden infantile qui ignore la sueur du labeur. C'est qu'en dehors d'un professorat qui végète à la limite du remplacement de service de morales religieuses en déclin, trouver une reconnaissance officielle de la philosophie en milieu professionnel tient de la gageure. Officieusement, certes, certaines qualités trouvent occasionnellement acquéreur, mais ce n'est qu'officieusement, c'est-à-dire souvent à condition de faire oublier ce diplôme par un autre. Mais attention, mieux vaut éviter de philosopher ou pire, sophistiquer les moeurs du milieu professionnel auquel ouvre cet autre diplôme, ce dernier tomberait tel un masque, démasquant l'inutile philosophe ou le futile et surout fumiste sophiste – tout préjugé de discrimination mis à part, bien entendu.
Il y a 2500 ans, à peine née, une profession est morte : l'académie avec la complicité des péripatitécies du lycée sema la sophistique dans les verdoyantes collines d'une pensée antique déboisée par une économie sans écologie, soit des nomos sans logos alors que la sophistique eu pu fructier à y remédier. 2500 ans d'opinion sans profession sinon celle de professeur quand bien même la finalité première de tout professorat vise le renouvellement d'une profession autre que celle de professeur, mais afin de préserver sa vertu de pur fruit d'Eden, la philosophie joue les figures d'exception qui confirme la règle, justifiant sa dispense à l'instar d'un pur acte de foi de docte doxologue. 2500 ans et aujourd'hui comme hier, la philosophie a tout juste sa place à côté des obédiences religieuses en milieu professionnel là où mêmes les artistes disposent de statuts et qu'il n'est pas un religieux qui ne soit rémunéré. Il y a 2500 ans, voire quelques siècles ou décennies, de nombreuses professions impensables à l'époque gagnent leur reconnaissance professionnelle du moment qu'elles ne mettent pas en jeu la sacro-sainte individualité de la liberté de penser quand bien même ces individualités ne disposent pas de moyens de penser digne d'une quelconque liberté. 2500 ans à beugler comme des veaux dans un pré que penser ne sert à rien sous prétexte que la sagesse est sa propre fin, çà ne s'efface pas du jour au lendemain et la pensée d'un fou ne pèse pas plus que la folie d'affirmer que la sagesse n'est qu'un moyen et non une fin pour appeler à soi le discrédit de quelque vil sophiste intéressé par le profit, profit d'honnêtes individus dont le sens du libre arbitre verse dans l'arbitraire.
2500 ans que perdure l'erreur du préjudice moral de tels préjugés, confinant à la bêtise d'affirmer que la liberté de penser ne sert à rien :
Pharisiens, pharisiennes, votre savoir est lisse, poli, policé et glisse comme du papier à musique et même si chaque polisson y marche à la baguette, quel respect peuvent éveiller ses coups dès lors qu'ils apportent davantage d'humiliations intellectuelles diverses qu'un certain épanouissement intellectuel tel que vivre avec des adultes saisis d'infantilismes face à d'autres adultes. Piafant tel un piaf un petit pastiche de Piaf espérant dérrider une atmosphère piaffantes d'angoisses infantiles dans l'attente d'un examinateur qui tardait à venir faire son office, soit mettre fin à la torture compulsive dont son savoir, comme tant d'autres, avait frappé ces pauvres âmes :
... – Pharisiens, pharisiennes – je me suis fait fusiller du regard devant le peloton d'exécution de tout un couloir. Cet infantilisme des angoisses de couloirs d'examen – pharisiens, pharisiennes – n'atteste ni plus ni moins que du génie de votre autorité à se différencier d'une quelconque autorité parentale dans son émancipation magistrale du festin rabelaisien des savoirs d'un Pantagruel. Nanisme d'instant poussière dans son expérience sartrienne du néant d'un monde qu'il n'est pas – d'où expérience du néant – chaussé de ce géant néant, dans la vanité de sa vacuité, un sophiste s'est découvert dans sa connerie une pointure de clown et s'essoufflera à vous souffleter pour que pointe à l'horizon Les nuées d'Aristo...phane ou quelque matérialisme historique Groucho Marx histoire que, désormais, pour toute histoire, ce qu'il faille :
Sans blague ? Le quidam pense ce qu'il veut comme il veut ?!? Laissez-moi rire ! Que personne d'autre que lui-même ne puisse répondre de ce qu'il pense lui-même ou plutôt croit penser, soit, mais cela ne justifie nullement qu'un champ de la connaissance se retrouve sans avenir professionnel, en jachère sinon en désert – complaisance que tout cela. Pas plus que le quidam ne fait ce qu'il veut comme il veut – il y a des lois – le quiddam ne peut croire qu'il peut se justifier de penser ce qu'il veut comme il veut en vertu du libre arbitre – complaisances de salon de quelques plaisants cons que tout cela. Il n'y a pas de liberté sans responsabilité et faut-il savoir encore en répondre, sinon le libre arbitre verse dans l'arbitraire pure. Et pour ce qui est de la sophistication de vos enseignements, sachez que la liberté d'expression, ça ne s'apprend pas, ça se prend !
Ainsi, même si je n'ai pas de nom, je n'en ai nul besoin pour prendre la parole dès lors que les mots se suffisent à eux-mêmes. Dans l'éventualité où l'un d'entre vous pense devoir m'obliger à répondre devant la loi des libertés d'expressions prises ici, en guise de signature, je laisse mon numéro de sécurité sociale : mon unique crédit, celui d'une misère décente. Si un tel cas de figure se présentait, que cette personne se sache conviée à quelque expérience de sociologie amusante des moeurs de la cour des droits humains, sur une scène où les acteurs de la morale et de l'éthique sont aux acteurs de la loi, ce que le bide est à la salle comble. Car, d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre, il faudra y aller pour trancher la question de savoir si une telle distribution a valeur de justice et comme plus il y a de fous dans une histoire, plus il y a de quoi s'amuser, considérez ceci telle une invitation gratuitement incongrue à faire histoire.
POISSON D'AVRIL !?! Poisson d'avril... d'un an d'âge ! Cà pue...
80.09.03-337-55
Epitaphe d'un suicide socio-professionnel :
« Qui peut, doit or je me le devais au minimum à moi-même... jusqu'à ce que je ne le puisse plus. »
P.S.: Ce sophiste ne répond qu'une fois l'an, qu'un seul et un seul jour de l'an. C'est que le fameux précepte socratique – « Connais-toi toi-même ! » – l'envoya faire mu-muse au théâtre et le théâtre, trouver sa muse à l'autre bout de la ligne 1B du métro bruxellois, Erasme. Ainsi donc revendiqua-t-il asile au jour dit jadis 'Le jour des fous' pour y devenir organisateur de défilé de connerie.
« Qui peut, doit ! »
(Kant)
(Kant)
Je pouvais donc je devais, mais comment passer de la théorie à la pratique ? Si vous vous pouvez être en train de lire ceci, qui sait si j'ai satisfait à mon devoir ?
Principe de neutralité axiologique oblige, qu'importe le domaine de conn...aissance en jeu, un chercheur se doit de purifier son jugement de toute valeur et, plus encore, de tout jugement personnel, mais surtout – cela va de soi – de tout jugement personnel qui puisse en faire une affaire d'intérêts personnels. Ainsi donc la conn...aissance se voit-elle obligée de jugements sans valeurs pour briller d'une virginalité d'intérêt quels qu'ils soient, bref, d'une virginalité sans intérêt aucun.
L'eussiez-vous cru ?!? L'eusses-tu cru, Lustucru ?
Une telle virginalité n'évoque-t-elle pas celle d'un quelconque auteur, plus encore celle d'une quelconque valeur désintéressée d'une aussi quelconque loi morale ?!? Une telle évocation ne suggère-t-elle pas la présence d'un jugement de valeur au sein même d'un principe sensé en énoncer la purification ? Vous me répondrez que ce principe est vierge d'intérêt, sans intérêt aucun et je ne vous contredirai pas car les conneries que je suis officiellement licencié à professer ne suscite aucun intérêt sur le marché de l'emploi.
A ce propos, j'en profite pour professer que lorsque de telles conneries se préservent ainsi de la compromission de tout intérêt, la connerie tout aussi conne soit elle ne s'en montre dès lors pas moins à même de cultiver quelque vertu et non des moindres puisqu'il s'agit d'une vertu aussi fondamentale que la vertu morale du désintéressement. Et puis tant que je suis encore officiellement licencié à professer de telles conneries, autant en profiter car à propos de ce propos, je ne puis m'empêcher de professer quelque progrès moral sans précédent puisque des moeurs aussi basses que la conn...erie savent aujourd'hui prendre exemple sur des moeurs aussi hautes que la conn...aisance, en l'occurence, prendre exemple sur la virginalité d'intérêt du principe de neutralité axiologique de toute conn...aissance. Et quitte à perdre toute licence, de propos en propos licencieux, je professe que l'alarme de nombreuses instances pédagogiques quant au désintéresssement de leur public pour la conn... aissance confine au pathétisme des plus mièvres dès lors qu'il y a, au contraire, tout lieu de se féliciter de la pureté morale d'un tel désintérêt.
Tenez, moi-même, bien que j'en fasse une fadasse affaire d'intérêts personnels, cela n'en deviendra que mieux une affaire sans intérêt aucun – soyez-en assuré ! (Vous vous en assurerez vous-mêmes, mes intérêts n'étant pas les vôtres.) Tenez, si une analphabète orthographe prête le flanc au prétexte de la négation du contenu pour la forme, que dire de l'amoralité de la colère lorsqu'elle s'empale sur l'immoralité de l'arrivisme ?!? Arriviste, je vitupère et vocifère, ruinant ainsi consciemment mes intérêts, préservant ainsi donc la virginalité de ma conscience jusque dans l'abjecte, n'est-ce pas sublime ? Sans intérêt, certes, mais non moins plaisir tout esthétique de l'amoralité de la colère. Car si le propre de toute distance esthétique est le désintérêt de l'objet même au profit de l'expression même de l'impression de cet objet, lorsque l'ire irrépressible qu'éveille la place de la philosophie dans la société ruine la place de celui qui l'exprime dans la philosophie, le plaisir de cette colère est de ce fait désintéressé et de fait, esthétique donc. La faculté de juger esthétique comme expression désintéressée de la raison pratique, la tentation même de la critique ?!? Comment résister au plaisir esthétique de la tentation critique, sinon céder ?
Si le rire est le propre du genre humain, la philosophie ne faillit pas à son rôle d'humanisme et ce, jusque sur le marché de l'emploi – timidement, certes, mais non moins jusque sur le marché. Le fait est qu'il n'y a pas de demande spécifique de la philosophie sur le marché et, de fait, une offre qui ne répond à aucune demande ne peut que prêter à rire : 2500 ans d'histoire et n'importe quelle agence d'emploi de timidement sous-rire avec commisération ou condescendance pour conseiller de ne mettre en valeur que le genre universitaire du diplôme pour en cacher sa spécificité. Car c'est un autre fait que, ne fut-ce que dans l'organisation et l'émancipation des savoirs, la constitution des états ou les droits humains, la philosophie n'a jamais servi à rien et par-dessus le marché, quelle abjecte prostitution que de jouer les péripatéticiennes doxa qui se vendent à la sauvette au coin de la rue ou au café du coin.
Non, cela ne se peut pas ! La philosophie se doit d'être pure et désintéressée, vivre d'amour de la sagesse et d'eau fraîche dans les enceintes des académies et des lycées. Mieux vaut laisser la compromission du crédit sonnant et trébuchant de la masse salariale à des marchands de profit, à la contre-façon des penseurs en profiteurs qu'en tirer quelque profit. Le philosophe, le vrai philosophe se doit d'être un exemple. Car le philosophe, le vrai philosophe, prêche une vertu vertueusement nourrie à l'amour de la sagesse qu'il a bu telle l'eau fraîche d'une parole d'évangile dans l'Eden universitaire.
Non et non, cela ne se peut pas !?! Il importe que la philosophie franchisse en héroïne tragique les portes de cet Eden. Oui, il importe qu'elle soit, telle Antigone, une pleureuse d'une pureté virginale dans l'aridité d'un monde oublieux de son sens dans l'immédiateté sensible. Oui, ô, oui, il importe qu'elle dispense goutte à goutte le sens de la vertu qu'elle préserve entre les pages de ses livres, impuissante face au désert d'un monde sans coeur pour l'amour de la sagesse, bref, telle une héroïne tragique. Et ce n'est pas encore assez que ses maîtres se noient dans sa dispense à leurs élèves, il est de la toute première instance que ces derniers soient sans paroles en dehors des murs de son Eden, que leurs maîtres la leur prennent plutôt qu'ils ne la leur donnent, car il en va de sa virginale pureté. Car dès lors que ses élèves fructifieraient ailleurs, elle en perdrait le crédit de pur fruit d'Eden telle une vierge au ventre rond dont il est manifestement douteux qu'elle le soit encore.
Eschyle ou Sophocle n'eusse mieux fait. Cette illustre vierge stérile s'illustre le plus brillamment dans son improbable participation dans l'interdiction de discrimination pour opinion religieuse, politique ou philosophique des droits humains tant et si bien qu'en milieu professionnel, peu importe la liberté d'expression des opinions des uns et des autres, tout ce qui importe, c'est de faire ce qu'il est demandé de faire. Sa stérile virginalité force ici l'admiration en mettant un point d'honneur à préserver sa vertu de quelque intérêt puisqu'elle ne s'est donnée guère plus d'intérêt qu'une opinion sans intérêt.
Sans valeurs l'argument selon lequel il y a lieu de parler, non de discrimination pour opinion philosophique sur le marché de l'emploi, mais de discrimination même de la philosophie. Oui, sans valeur car l'Eden universitaire est le temple de la philosophie et, au nom de cette dernière, seuls ses serviteurs sont habilités et accrédités à prendre la parole. Ô, oui, sans valeur que cet argument, sinon celle de parricide aussi abjecte que le honteux sophisme qu'il est.
Sans valeurs, cet autre argument que ce parricide a lieu sur l'autel du marché de l'emploi d'une société du culte du travail qui ignore délibérément l'entretien de l'usage de ses idées de références tant du point de vue de l'émancipation et de l'organisation de ses savoirs que de la constitution de ses états ou des droits humains sensés les fonder. Oui, sans valeurs car telle est l'accréditation du temple car l'eau fraîche de l'amour de la sagesse qui s'y boit telle parole d'évangile lave l'intérêt tacite du temple dans un tel parricide jusqu'à sa complicité infanticide digne d'un Chronos. Ô, oui sans valeurs, tout comme n'importe quelle éthique professionnelle puisque nulle ne trouve l'intérêt d'une quelconque profession qui s'assure de son usage et de l'entretien de son usage, surtout pas les pigistes du temple.
Sans valeurs ce dernier argument selon lequel, s'il n'y a pas de demande d'une telle profession, c'est que beaucoup de choses mauvaises à dire pourraient alors être dites : ce qui n'est dans l'intérêt de personne et encore moins de ceux qui pourraient les dire. Oui, sans valeurs, car les prêtres qui prêchent au temple de la philosophie sont de sages singes : çà n'entend rien de mal, çà ne voit rien de mal et çà ne dit rien de mal – tel est leur pureté. Et par-dessus le marché çà dit toujours la vérité – « Untel a écrit çà ! » – et effectivement, untel a écrit çà. Philosophes en chambre, çà s'inventent des monstres maléfiques cachés sous l'ombre de leur lits et çà se chambre dans de grandes batailles d'oreillers à celui qui aura la verve la plus uniformément rectiligne pour soporifier les autres et avoir ainsi le dernier mot sur leurs monstruosités. Ô, oui, sans valeurs que les histoires du mondes, sciences dures contre sciences molles, pot de faire contre pot de taire, le temple ne fait pas d'histoires, de sciences molles et n'en a rien à fer de raconter des histoires, çà se terre dans un lit ou s'y enferre sans histoire pour finir en terre au besoin et toute science qui s'approche des arts, plus encore des arts du récit n'est que science à dormir debout : les bonnes moeurs se passent d'histoires et les moeurs qui se passent d'histoires sont de bonnes moeurs.
Ô, oui, sans valeurs que tout cela, car l'affabuliste faussement affable qui le narrerait vaudrait encore moins : sophiste qui, à l'instar de n'importe quel sophiste, se prostitue par intérêt devant la vitrine des livres savants, fainéant feignant l'imposture d'y avoir un nom. Ô que oui, fruit pourri de l'arbre du savoir, çà se voit sur son faciès de fieffé faquin qu'autrui n'est pas une fin, qu'il n'a qu'inimitié pour une sagesse dont il fut, non la fin, mais le moyen des maîtres du temple de justifier leur amour désintéressé de tout profit jusque dans le désintérêt de leur progéniture. Telle est la maïeutique socratique, une sage femme et une faiseuse d'ange : en dehors des portes de l'Eden universitaire, du temple de la philosophie, il n'y a pas de progéniture sinon cet avorton de sophistique.
Pharisiens, pharisiennes, tout pauvre sophiste arriviste que je suis sans les moyens de ce qu'il vitupère et vocifère, je ne vous en remercie pas moins de la mascarade de vos beaux discours désintéressés : « N'attendez pas de grande carrière de la philosophie, juste une grandeur d'âme. » J'ai beau avoir l'impression d'être le dindon de votre farce, je n'ai pu qu'en apprécier que mieux la farce : la maïeutique socratique version petit poucet – ah, ah, quelle farce ! Je reconnais que la farce abonde en plaisir intellectuel, jeux d'esprit subtils dont l'un des premiers enjeux consiste à éviter d'en être le jouet. Jouet d'un savoir qui ne sert à rien ?!? Qui ne sert à rien, mais ne sert peut-être pas à personne ou ne se sert pas de personne ? Douteux, même très douteux.
Douteux, tel est socialement celui qui se retrouve jeté tel un bon à rien hors de l'Eden, le temple de l'Eden qui ne garde que les meilleurs d'un savoir qui ne sert à rien, dont on ignore qui il sert, voire de qui il se sert. Celui qui ne sert à rien, qui ne se sert que d'idées ne peut avoir dans l'idée que de se servir des autres et son opinion ne pèse pas plus sinon moins que celle d'un gradué en tourisme. Oui, car son avantage sur le gradué en tourisme est suspect d'être le moyen d'en tirer avantage pour en imposer aux idées de Mr Tout le Monde puisque – c'est bien connu – le touriste ne peut avoir d'idées et c'est donc au bon sens cartésien des idées de Mr Tout le Monde qu'en veut le scélérat.
Franchement, le coup du petit poucet, franchement bien réussi parce que sans le crédit d'une reconnaissance professionnelle dans une société du culte du travail, c'est le discrédit de quelque mouton de Panurge qui joue les tire-laines. Et les loups, encagoulés dans leurs bas de laine, de hurler que le mouton bêle après l'eau fraîche des verts pâturages d'un Eden infantile qui ignore la sueur du labeur. C'est qu'en dehors d'un professorat qui végète à la limite du remplacement de service de morales religieuses en déclin, trouver une reconnaissance officielle de la philosophie en milieu professionnel tient de la gageure. Officieusement, certes, certaines qualités trouvent occasionnellement acquéreur, mais ce n'est qu'officieusement, c'est-à-dire souvent à condition de faire oublier ce diplôme par un autre. Mais attention, mieux vaut éviter de philosopher ou pire, sophistiquer les moeurs du milieu professionnel auquel ouvre cet autre diplôme, ce dernier tomberait tel un masque, démasquant l'inutile philosophe ou le futile et surout fumiste sophiste – tout préjugé de discrimination mis à part, bien entendu.
Il y a 2500 ans, à peine née, une profession est morte : l'académie avec la complicité des péripatitécies du lycée sema la sophistique dans les verdoyantes collines d'une pensée antique déboisée par une économie sans écologie, soit des nomos sans logos alors que la sophistique eu pu fructier à y remédier. 2500 ans d'opinion sans profession sinon celle de professeur quand bien même la finalité première de tout professorat vise le renouvellement d'une profession autre que celle de professeur, mais afin de préserver sa vertu de pur fruit d'Eden, la philosophie joue les figures d'exception qui confirme la règle, justifiant sa dispense à l'instar d'un pur acte de foi de docte doxologue. 2500 ans et aujourd'hui comme hier, la philosophie a tout juste sa place à côté des obédiences religieuses en milieu professionnel là où mêmes les artistes disposent de statuts et qu'il n'est pas un religieux qui ne soit rémunéré. Il y a 2500 ans, voire quelques siècles ou décennies, de nombreuses professions impensables à l'époque gagnent leur reconnaissance professionnelle du moment qu'elles ne mettent pas en jeu la sacro-sainte individualité de la liberté de penser quand bien même ces individualités ne disposent pas de moyens de penser digne d'une quelconque liberté. 2500 ans à beugler comme des veaux dans un pré que penser ne sert à rien sous prétexte que la sagesse est sa propre fin, çà ne s'efface pas du jour au lendemain et la pensée d'un fou ne pèse pas plus que la folie d'affirmer que la sagesse n'est qu'un moyen et non une fin pour appeler à soi le discrédit de quelque vil sophiste intéressé par le profit, profit d'honnêtes individus dont le sens du libre arbitre verse dans l'arbitraire.
2500 ans que perdure l'erreur du préjudice moral de tels préjugés, confinant à la bêtise d'affirmer que la liberté de penser ne sert à rien :
« Pour une fuite d'eau, appelez le plombier et pour une fuite de sens, faites appel à votre bon sens. »
Pharisiens, pharisiennes, votre savoir est lisse, poli, policé et glisse comme du papier à musique et même si chaque polisson y marche à la baguette, quel respect peuvent éveiller ses coups dès lors qu'ils apportent davantage d'humiliations intellectuelles diverses qu'un certain épanouissement intellectuel tel que vivre avec des adultes saisis d'infantilismes face à d'autres adultes. Piafant tel un piaf un petit pastiche de Piaf espérant dérrider une atmosphère piaffantes d'angoisses infantiles dans l'attente d'un examinateur qui tardait à venir faire son office, soit mettre fin à la torture compulsive dont son savoir, comme tant d'autres, avait frappé ces pauvres âmes :
« Non rien de rien, je ne sais rien de rien et s'il faut tout oublier et bien ce sera vite fait.
Ben, oui, j'sais rien. »
(Principe de la maïeutique socratique : reconnaître son ignorance.)
Ben, oui, j'sais rien. »
(Principe de la maïeutique socratique : reconnaître son ignorance.)
... – Pharisiens, pharisiennes – je me suis fait fusiller du regard devant le peloton d'exécution de tout un couloir. Cet infantilisme des angoisses de couloirs d'examen – pharisiens, pharisiennes – n'atteste ni plus ni moins que du génie de votre autorité à se différencier d'une quelconque autorité parentale dans son émancipation magistrale du festin rabelaisien des savoirs d'un Pantagruel. Nanisme d'instant poussière dans son expérience sartrienne du néant d'un monde qu'il n'est pas – d'où expérience du néant – chaussé de ce géant néant, dans la vanité de sa vacuité, un sophiste s'est découvert dans sa connerie une pointure de clown et s'essoufflera à vous souffleter pour que pointe à l'horizon Les nuées d'Aristo...phane ou quelque matérialisme historique Groucho Marx histoire que, désormais, pour toute histoire, ce qu'il faille :
« C'est une chute finale,
A se rouler à terre,
A mourir de rire,
Le propre du genre humain. »
A se rouler à terre,
A mourir de rire,
Le propre du genre humain. »
Sans blague ? Le quidam pense ce qu'il veut comme il veut ?!? Laissez-moi rire ! Que personne d'autre que lui-même ne puisse répondre de ce qu'il pense lui-même ou plutôt croit penser, soit, mais cela ne justifie nullement qu'un champ de la connaissance se retrouve sans avenir professionnel, en jachère sinon en désert – complaisance que tout cela. Pas plus que le quidam ne fait ce qu'il veut comme il veut – il y a des lois – le quiddam ne peut croire qu'il peut se justifier de penser ce qu'il veut comme il veut en vertu du libre arbitre – complaisances de salon de quelques plaisants cons que tout cela. Il n'y a pas de liberté sans responsabilité et faut-il savoir encore en répondre, sinon le libre arbitre verse dans l'arbitraire pure. Et pour ce qui est de la sophistication de vos enseignements, sachez que la liberté d'expression, ça ne s'apprend pas, ça se prend !
Ainsi, même si je n'ai pas de nom, je n'en ai nul besoin pour prendre la parole dès lors que les mots se suffisent à eux-mêmes. Dans l'éventualité où l'un d'entre vous pense devoir m'obliger à répondre devant la loi des libertés d'expressions prises ici, en guise de signature, je laisse mon numéro de sécurité sociale : mon unique crédit, celui d'une misère décente. Si un tel cas de figure se présentait, que cette personne se sache conviée à quelque expérience de sociologie amusante des moeurs de la cour des droits humains, sur une scène où les acteurs de la morale et de l'éthique sont aux acteurs de la loi, ce que le bide est à la salle comble. Car, d'une manière ou d'une autre, un jour ou l'autre, il faudra y aller pour trancher la question de savoir si une telle distribution a valeur de justice et comme plus il y a de fous dans une histoire, plus il y a de quoi s'amuser, considérez ceci telle une invitation gratuitement incongrue à faire histoire.
POISSON D'AVRIL !?! Poisson d'avril... d'un an d'âge ! Cà pue...
80.09.03-337-55
Epitaphe d'un suicide socio-professionnel :
« Qui peut, doit or je me le devais au minimum à moi-même... jusqu'à ce que je ne le puisse plus. »
P.S.: Ce sophiste ne répond qu'une fois l'an, qu'un seul et un seul jour de l'an. C'est que le fameux précepte socratique – « Connais-toi toi-même ! » – l'envoya faire mu-muse au théâtre et le théâtre, trouver sa muse à l'autre bout de la ligne 1B du métro bruxellois, Erasme. Ainsi donc revendiqua-t-il asile au jour dit jadis 'Le jour des fous' pour y devenir organisateur de défilé de connerie.